MODELISATION DE L’EXPOSITION DU CONSOMMATEUR AUX PERTURBATEURS ENDOCRINIENS EN FONCTION DES REGIMES AIMENTAIRES

Type de poste
Niveau d'étude minimal
Dates
Durée du poste
Contrat renouvelable
Contrat non renouvelable
Date de prise de fonction
Date de fin de validité de l'annonce
Localisation
Nom de la structure d'accueil
Adresse

Route de Gachet
44307 Nantes 3
France

Contacts
Gaud DERVILLY
Bruno LE BIZEC
Email du/des contacts
gaud.dervilly@oniris-nantes.fr
bruno.lebizec@oniris-nantes.fr
Description

Contexte scientifique
L’alimentation est l’un des principaux vecteurs de l’exposition de la population générale aux substances chimiques (pesticides, additifs, biocides, polluants organiques persistants et contaminants inorganiques, bisphénols, …). Les études de l’alimentation française (EATs) totale et infantile publiées par l’ANSES ont permis d’avoir une meilleure connaissance des différents contaminants contributeurs de l’exposition et présents dans l’alimentation française. Ces études ont non seulement démontré que les français sont réellement exposés à diverses substances chimiques à travers leur alimentation, mais ont aussi permis de révéler que la population est multi-exposée à ces contaminants, qui peuvent additionner, annuler ou encore potentialiser leurs effets lorsque celles-ci se retrouvent en mélange. Or, actuellement, l’évaluation des risques liés aux substances chimiques est essentiellement réalisée selon une approche « substance par substance », ce qui ne permet pas d’évaluer les potentiels « effets mélanges » auxquels la population est majoritairement exposée et qui sont bien plus complexes à appréhender. Par ailleurs, le grand nombre de combinaisons possibles de substances, de scenarios d’exposition et d’interactions, ne permettent pas de tester tous les mélanges possibles. Par conséquent, il est recommandé de procéder par étapes pour évaluer de possibles effets-mélanges.
L’objectif du projet FREEDOM « Effets in vitro de mélanges représentatifs de l’exposition alimentaire à des perturbateurs endocriniens » est d’étudier les effets de mélanges représentatifs de l’exposition alimentaire en France à des composés potentiellement perturbateurs endocriniens (PE). Les principaux mélanges de substances potentiellement PE auxquels les français sont exposés seront identifiés selon les différentes typologies de régimes alimentaires chez les populations infantile et adulte, à partir des bases de données des EATs. La composition qualitative et quantitative de mélanges représentatifs sera déterminée par une modélisation des expositions. Les effets des mélanges sélectionnés sur l’action et la synthèse des oestrogènes, des androgènes et des hormones thyroïdiennes seront ensuite étudiés dans des modèles in vitro. Le projet permettra de caractériser des mélanges de substances potentiellement PE auxquelles la population générale ainsi que certains groupes plus sensibles (enfants et femmes enceintes) sont exposées via l’alimentation. Les effets PE in vitro de ces substances seront étudiés à doses réalistes, isolément et en mélanges. Cela permettra de répondre à la question des faibles doses et des effets « mélange » pour les expositions alimentaires à différents PE, tels qu’on peut les définir d’après les typologies de consommation.
FREEDOM, projet de 36 mois financé par le programme PNREST de l’Anses, coordination Institut Pasteur de Lille (Laboratoire de Toxicologie) en partenariat avec l’UMR LABERCA INRAE à Nantes et l’UMR Lipides NutritionCancer Inserm à Dijon.
Missions
Il s’agira pour la personne recrutée de déterminer les principaux mélanges de PE auxquels est exposée la population française à partir de typologies de régimes alimentaires (simple, snack, végétarien, traditionnel, méditerranéen…). Plusieurs compositions de mélanges de substances chimiques seront ainsi définies et serviront de modèles aux études visant à identifier le danger associé à ces cocktails. Dans cet objectif, une modélisation de type NMF (Non-negative matrix factorisation) sous son évolution récente le SNMU (under-approximation and sparsity constraints) sera mise en oeuvre afin de décrire les typologies d’exposition et définir les mélanges. Cette stratégie a en effet déjà fait ses preuves dans l’identification de mélanges de pesticides (Béchaux et al., 2013) ou de contaminants (Traoré et al., 2016, 2018), sans pour autant que l’aspect PE n’y soit considéré comme un critère de sélection tel que proposé dans le présent projet. Les 10 substances les plus contributrices seront sélectionnées et leurs proportions dans les mélanges représentatifs des expositions alimentaires selon
les différents régimes seront déterminées. Ces données permettront de fournir les informations nécessaires aux partenaires du projet en charge de la réalisation des tests in vitro.
Qualifications
Nous recherchons un ingénieur maitrisant les outils de traitement de base de données sous R et ayant de solides notions de statistiques.

Equipe adhérente personne morale SFBI
Equipe Non adhérente